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STAGE
25 - NICE / CANNES
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NB
: VOUS RETROUVEREZ L'INTEGRALITE DES QUELQUES PHOTOGRAPHIES PRESENTES
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Vendredi
30 septembre 2005
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17 h 45 - Je débarque enfin à Nice après 5 heures et demi de train... Ce trajet m'a semblé
interminable, entremêlé de moments de somnolence et d'un
CD qui tourne en boucle pour ne pas entendre les bruits de la voiture...
Le paysage commence réellement à m'intéresser aux
abord de la Provence... disons que c'est là que j'émerge
plus ou moins de ma douce torpeur. Par contre finie la grande vitesse, le TGV prend un rythme de croisière lancinant d'omnibus.... encore 02 h 30 pour rallier Nice ! Je ne suis pas assise du bon côté, la vitre à ma droite ne m'offre que l'arrière pays en contemplation, certes fort appréciable sur les hauteurs de Toulon, mais j'aimerai autant plonger mon regard dans la Méditerranée... Il va falloir attendre que la voiture se vide au gré des arrêts... Toulon - Saint Raphaël - Cannes... Enfin des sièges de libres ! Je peux alors profiter d'une vue panoramique sur les Iles de Lérins et la baie de Golfe Juan... avec cerise sur le gâteau : une myriade de petites voiles papillonnant sur l'eau. Ce sont les 27ème Régates Royales de Cannes qui se déroulent en ce moment... envie de mer, envie de large... envie de Belem ! Pauline est venue
me récupérer à la gare. Venue une journée
plus tôt en raison des grèves de la SNCM et de préavis
sur les dessertes aériennes, elle a eu le temps de repérer
les meilleurs itinéraires à travers la ville. Un bus nous
rapproche de l'hôtel mais nous ratons l'arrêt et finalement
nous débarquons aux abords du port... pas grave pour 200 mètres
de plus, on va pas chipoter et cela me permet de voir la mâture
du Belem quasiment engloutie par d'énormes paquebots en arrière
plan... qu'il semble bien petit, le frêle trois mâts entouré
de ces monstres d'acier ! |
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Samedi
1er octobre 2005
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............................ Nous voici dans le
Vieux Nice. Les étals d'épices, de fruits et de légumes
aux couleurs éclatantes et gorgés de soleil diffusent des
parfums qui nous chatouillent le nez ! Dire qu'il y a 48 heures encore,
à Paris, tout n'était que grisaille maussade, fraîcheur
et humidité d'automne avant l'heure... et là l'été
joue les prolongations... quelle transition exquise ! Après avoir
récupéré Véronique à la descente de
son train, et fait une brève escale à l'hôtel pour
la débarrasser de ses bagages, nous la conduisons
jusqu'au port pour qu'elle puisse voir l'objet de sa venue à Nice
: le Belem ! Une éclaircie
vient à point nommé surprendre l'équipage sur la
dunette. Photo à ne pas manquer avec en arrière plan les
façades ocres aux volets verts d'une maison typiquement méridionale.
Les cuivres fourbis de la barre sont rutilants... un petit groupe de matelots...
tout y est ! Clic ! C'est dans la boîte ! Une fois le bateau
délesté de ses occupants à la journée, le
tout bien en ordre à bord, les gabiers viennent nous saluer à
quai... nous en profitons pour leur remettre quelques photos des stages
précédents et autres confiseries, notamment pour Dom dont
c'est aujourd'hui l'anniversaire. Pauline lui remet un superbe t-shirt
de pirate (made in Corsica). ................................................. Après un petit
dîner sympathique en terrasse, retour sur le port pour voir, que
dis-je admirer et photographier le Belem dans son pyjama de lumière.
Jérémy, de quart, est accoudé à la coupée.
Franck, quant à lui, répond aux questions des badauds à
quai. |
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Dimanche
2 octobre 2005
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08 h 00 - Alors
que Pauline a choisi de prolonger sa nuit par une grasse matinée,
j'ai donné rendez-vous à Dominique, arrivé la veille,
dans le hall de l'hôtel, afin d'aller voir le départ du Belem
depuis la jetée du port. 09 h 00 - Le
Belem appareille et quitte son enclave endormie pour mettre le cap, à
n'en pas douter, sur un grain ! Peu de badauds ce matin. Il n'y a vraiment
que les accros du trois mâts, armés d'objectifs, à
s'être levés de bonne heure en ce jour dominical. Bah, un
départ du Belem vaut mieux que toutes les messes du monde, même
celles sous la couette ! :o) Nous partons récupérer
Pauline à l'hôtel, évidemment en lui faisant remarquer
quelle a loupé de bien belles images. Pendant notre pause bavardage - petit déjeuner, le soleil en a profité pour se faire une place et chasser tous ces méchants nuages gris. Quelle aubaine ! Nous laissons Dominique à ses obligations et entreprenons de faire l'ascension de La Colline du Château : le promontoire au-dessus du port. Un parc fleuri superbe, d'où on découvre une vue unique sur Nice et les environs. La Promenade des Anglais à perte de vue : l'image de marque de Nice dans le monde entier ! Les nombreuses marches valent vraiment la peine d'être gravies, même si, sur le moment je peste de devoir porter tout mon matériel photo !! En plus il fait chaud
! Et de voir ce camaïeu de bleus allant du bleu glacier en passant
par le turquoise pour finir en bleu azur, nous donnerait pratiquement
envie de redescendre les marches quatre à quatre pour aller piquer
une tête dans la grande bleue ! .................................... Nous redescendons
de notre "perchoir" en quête d'une bonne salade niçoise
dans le vieux Nice... pas difficile à trouver, tous les restaurants
en proposent. Ségolène, nous abandonne au moment du dessert,
des amis viennent la chercher. Nous cédons de notre côté
à la tentation d'un tiramisu sans culpabilité aucune. ........ Dernier
soir à flâner sur les quais de Nice... Malgré un ciel
chargé et des plus menaçants, avec Véronique et Pauline,
nous nous attardons longuement sur le port. Le temps passe si vite, nous
voulons profiter au maximum de notre séjour niçois... Le
vent plutôt froid ce soir n'a d'ailleurs pas raison de notre obstination.
Alors que Pauline frigorifiée (mais Pauline a toujours froid
donc ce n'est pas un indicateur fiable, héhé !), se
cache derrière une camionnette à l'abri des courants d'air,
je descends, suivie de Véronique, sur la passerelle en contrebas
du quai pour photographier la lumière féerique du moment.
.......................................................................... Pour nous réchauffer, nous retournons à la pizzeria sous les arcades, place de l'Île de Beauté, et nous retrouvons "Staff" notre accueillant serveur de l'avant veille (baptisé ainsi à cause de l' inscription en grosses lettres au dos de sa chemise). 22 h 00 - Véronique
s'engouffre à contre coeur dans un taxi pour regagner la gare,
direction Paris, nous abandonnant Pauline et moi. |
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Lundi
3 octobre 2005
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08 h 45 - Les stagiaires commencent à embarquer par l'échelle de coupée installée à bâbord et se rendent dans le grand roof où Jean-Alain, le Second Capitaine les accueille et relève les contrats de stage. Nous discutons pendant
ce temps à la coupée avec Franck et Gaby (les deux Lieutenants). 09 h 20 - Pendant
que les stagiaires font connaissance avec le bateau, je vais me percher
sur la dunette pour discuter avec Marko et Jérémy. Marco, juché
sur le toit de la timonerie, s'attaque au projecteur, un chiffon d'une
main et un flacon de Miror de l'autre. 09 h 35 - Franck
vient corriger l'angle de la barre à l'aide du boîtier de
pilotage automatique. 09 h 40 - Les
moteurs sont lancés. Voici
sa composition pour le dernier stage de la saison (n°25) entre Nice
et Cannes : Le Commandant termine
sa présentation en désignant Jean-Alain :
" Si vous avez un souci, c'est Maman qu'il faut aller voir ". 09 h 50 - C'est l'heure du départ. Gwen et Dom rentrent l'échelle de coupée et la montent sur le spardeck. ............................................................ 10 h 00 - Nous
appareillons entre le Ponant et le Clud Med 2 à quai dans le port.
Tous les stagiaires sont regroupés sur le spardeck pour ne pas
entraver les manoeuvres sur le gaillard d'avant et la dunette. 10 h 15 - Pas
une minute à perdre, nous sommes déjà à la
manuvre pour nous mettre en condition. 10 h 45 - Nos actions paient ! Deux étages de voiles d'étai / huniers fixes et volants viennent d'être envoyés. 10 h 50 - Les
moteurs sont débrayés puis stoppés. La misaine est
envoyée. ................................................................................ ................................................................................... 11 h 30 - Je suis postée sur la dunette à tribord et je prends quelques photos, lorsque j'entends Franck cogner à la vitre derrière moi. Il me fait signe de venir à l'intérieur de la timonerie.Il a parlé de l'éclipse au Commandant, qui intéressé souhaite la voir. Je sors donc mes lunettes ma poche pour les lui passer. Il n'y a donc que moi à bord qui était au courant du phénomène astronomique du jour ? 11 h 55 - Franck sort de la timonerie muni d'un anémomètre pour mesurer la force du vent. Il vient se positionner à l'arrière bâbord de la dunette et tend l'appareil à bout de bras. Verdict : vent de force 6 ! Pas étonnant que certains estomacs de stagiaires soient déjà en vrac. .................................................................... J'essaie pour ma part de saisir une vague fuyante depuis la coque du navire en me penchant (prudemment tout de même) au-dessus de la lisse bâbord, la dragonne de l'appareil photo enroulée autour du poignet en plusieurs tours, histoire de tout conserver à bord sans rien envoyer par le fond... Je peste contre les embruns qui viennent se plaquer sur l'objectif entre chaque photo prise et qui m'oblige à essuyer les gouttes avec mon t-shirt (sous ma polaire, elle-même sous ma veste de quart - c'est d'un pratique !)... ça y est j'ai la vague que je voulais avec le ciel bien menaçant sur la partie gauche de l'image. 12 h 00 - Vent
d'Est de force 6 donc. Le Ciel est couvert et la visibilité moyenne. La cloche du second
service retentit. Nous descendons dans la batterie pour déjeuner.
Les stagiaires du service précédent que nous croisons dans
les coursives ne veulent pas nous divulguer le contenu du menu pour nous
laisser la surprise. Tant pis bien tenté. Gaël nous passe
quelques consignes pendant le repas pour les prises de quart de nuit et
le respect du sommeil de nos compagnons de chambrées Je monte ensuite digérer sur le pont inférieur tribord accueillie par une belle humidité qui me suit même jusque dans le grand roof où par endroit l'étanchéité vient à manquer. Et oui véridique ! Il pleut même dans le grand roof En fait c'est depuis les travaux d'hivernage lorsque le spardeck a été refait entièrement. Peut être faut-il laisser au bois le temps de travailler ? 12 h 15 - La
misaine est carguée ainsi que le grand hunier volant. ..................................................................................... A programme, une explication de la situation de notre changement de cap en raison des mauvaises conditions météorologiques qui " ballottaient " trop le navire.Visiblement aussi déjà trop d'estomacs fragilisés. Nous avions vraiment une mauvaise stabilité pour continuer sur notre route initialement prévue vers l'Italie, du coup nous avons récupéré un vent arrière et nous faisons maintenant route vers les régates de Saint Tropez. Nous passons ensuite en revue sur diaporama les cartes météorologiques du moment et celles à venir pour les prochaines 24 heures pendant que défilent à tribord les roches rouges superbes du Massif de l'Esterel. Puis l'historique
du Belem nous est exposé à grand renfort d'anecdotes : Le Commandant aborde aussi le passage à Séville en septembre dernier, 83 ans après sa première venue du temps de Guinness et sous l'appellation de Fantôme II. Apparemment, l'accueil cette année n'était pas des plus chaleureux ... et le Commandant de sous-entendre que le Belem risque bien de laisser encore 83 années avant d'y rejeter une amarre. 16 h 00 - Fin
du cours... le grand roof se vide, le Commandant range son matériel
de projection. 16 h 45 - Grand hunier volant, perroquets, misaine, grand voile et deuxième étage de voiles d'étai envoyés. La corne de brume
retentit et comme on l'avait prévu avec Pauline, les stagiaires
ne bougent pas d'un pouce... Nous les incitons donc à se rendre
dans le faux pont pour prendre une brassière de sécurité,
rangée sous leur bannette. Puis nous leur passons la consigne de
monter sur le spardeck au pied du grand mât. ............................................ Nous retrouvons Jean-Alain
et lui expliquons que l'annonce de l'exercice d'abandon, ce matin dans
l'effervescence du départ, avait été zappée...
d'où ce joyeux capharnaüm. 18 h 20 - Les
moteurs sont envoyés. 20 h 00 -
Vent d'Est - Sud Est de force 3-4. Mer peu agitée. Pression atmosphérique
de 1015. Cap au 105°. Ensuite je file aux
cuisines, car ce soir je suis de service. J'ai mené ma petite enquête
et j'ai trouvé un de mes compagnons de service le n°14 : Paul,
mais il nous manque le n°16 : Frédéric. Frédéric essaie cependant par tous les moyens de ne pas penser à son mal de mer, il commence le service des entrées avec nous et fait même de l'humour à table. Lors de la présentation de l'équipage ce matin, il a cru impressionné que tout l'équipage faisait partie de la même famille ! "Alain, gabier. José, gabier. Dom, gabier. Gaël, gabier..." Et ben Monsieur et Madame Gabier n'ont pas chômé ! Nous l'épargnons autant faire ce peut et nous lui évitons les allées et venues dans les coursives avec les plats. Nous lui conseillons même de monter sur le pont au grand air. Du coup j'ai l'impression de prendre mon repas en faisant un cours de gym, beaucoup plus d'aller-retour... et quand on arrive au niveau du surbau en haut de l'échelle de coursive, comme il fait nuit noire, on n'y voit plus rien... mais bon les plats sont généralement vides, pas de catastrophe sur le pont... bref pour dire que nous nous en sortons comme des chefs avec Paul. Nous avons ce soir
au menu : plateaux de charcuterie - calamars en sauce et riz - salade
et plateau de fromages - de nouveau du tiramisu (Lionnel et Jérôme
en ont fait pour un régiment !) et fruits. 21 h 10 - Le grand perroquet est serré. 21 h 50 - Je prends ma douche ce soir pour gagner du temps et éviter la cohue demain matin. C'est fou comme on prend ses marques lors qu'on est récidiviste... on connaît toutes les petites subtilités de la vie à bord. 22 h 20 - Bien
emmitouflée dans mon sac de couchage, je griffonne quelques notes
sur mon carnet avant d'éteindre ma veilleuse. Je réalise
avant de trouver le sommeil que cette bannette est exposée à
plein de courants d'air ! |
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Mardi
4 octobre 2005
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04
h 00 - Vent d'Est de force 1 - 2. Mer belle. Pression atmosphérique
de 1016. Cap au 350°. 05 h 00 - Nous
venons d'effectuer un virement Lof pour Lof. 05 h 30 - Pauline
vient à ma hauteur pour me dire de lui rappeler de l'empêcher
de s'inscrire à un prochain stage !! Elle me dit même de
le consigner dans mon carnet pour ne pas oublier. Je n'ouvre pas les paris,
je sais bien qu'elle remontera à bord sans tarder, je suis sûre
de gagner ... mais Pauline à ce moment précis s'obstine
: "ce stage est le dernier un point c'est
tout ! Marre de la pluie et marre du froid !" 06 h 35 - L'aube
pointe sont nez au travers du couvert nuageux. La pluie cesse enfin...
ça devenait inespéré ! J'essore pour la seconde fois
mes gants complètement détrempés. 07 h 00 - Position
au sud de l'île de Saint Honorat (îles de Lérins au
large de Cannes) à 13 milles environ. 08 h 00 - Vent
d'Est - Nord Est de force 3. Mer belle. Pression atmosphérique
de 1016. Cap à 145°. 09 h 24 - Tous à la manoeuvre sur le pont pour effectuer un virement Lof pour Lof. 09 h 35 - 2ème
étage de voiles d'étai envoyé. 11 h 00 - Brigantine
envoyée. 12 h 15 - Les
cacatois sont serrés. ................................................................... 12 h 40 - Virement
vent devant. 16 h 00 - Vent d'Est de force 2. Mer peu agitée. Pression atmosphérique de 1019. Cap à 170°. 16 h 25 - Les
moteurs sont lancés. Nous manoeuvrons pour réduire la toile. 16 h 50 - Les
moteurs sont embrayés. ..................................................................... 17 h 25 - Je
scrute l'horizon qui nous entoure. S'il est des plus photogéniques
sous l'objectif, il n'en reste pas moins annonciateur de passages de grains
au-dessus de nos têtes. Le soleil semble batailler pour jeter à
terre ses rayons au travers d'un épais couvert nuageux. 17 h 45 - Les
perroquets sont cargués. ...............................
20 h 00 - Vent
de Nord Est de force 2. Mer belle. Pression atmosphérique de 1019.
20 h 10 - Mouillage
maillon tribord en rade de Saint Raphaël à environ 0,45 mille. 24 h 00 - Vent
de Nord Ouest. Mer belle. Pression atmosphérique de 1019. |
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Mercredi
5 octobre 2005
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07 h 00
- Petit déjeuner. 08 h 00 - Vent
d'Est - Nord Ouest de force 2. Mer belle. Pression atmosphérique
de 1019. 09 h 00 - Moteurs
débrayés. 09 h 02 - Les
moteurs sont stoppés. En fait, une opération
commando de sauvetage SNSM s'organise discrètement sous le gaillard
d'avant parmi les membres d'équipage... gros gag en perspective
pour piéger le Commandant en personne et bien sur amuser toute
la galerie. Je commence donc le reportage photos dans l'atelier sous le gaillard d'avant où Gwen est entrain de se préparer, aidé de quelques gabiers... Mais plantons le décor pour mieux comprendre le déroulement de l'action : Scénario
: gag - une
opération commando de sauvetage SNSM burlesque Bref, voyez pas besoin
de Bruce Willis pour faire une opération digne des grandes productions
hollywoodiennes ....... ça le fait grave ! Voilà, tout
est prêt
soigneusement répété dans les
esprits pour la bonne marche des opérations. Gwen attend bien sagement dans l'atelier, affublé de toutes sortes d'objets au-dessus de sa combinaison cirée jaune hauturière (à noter qu'il fait quand même un soleil éclatant ce matin !) En guise de couvre chef, il arbore un magnifique entonnoir orange. Il a aussi revêtu une brassière orange fluo de sécurité, des lunettes de protection style skieur des cimes à rendre jaloux Jean-Claude Killy bref quelques décorations supplémentaires écharpes et pavillons apportent la dernière petite touche de crédibilité hautement loufoque. 09 h 50 : C'est
l'heure du cours. Les stagiaires s'installent dans le grand roof, derrière
le comptoir, sur les bancs latéraux et à même le sol
Je me suis gardée au chaud une petite place aux premières
loges et je peaufine donc les réglages de mon appareil photo. Difficile
d'ailleurs : le grand roof est sombre et l'ouverture de la claire-voie
en contre-plongée au-dessus est un puits de lumière éblouissante. Le Commandant arrive et prend son poste à côté du matériel de projection Oops il jette un regard sur la claire-voie ouverte c'est clair, à son attitude, il va demander à ce que l'ouverture soit fermée ! Immanquablement ça ne loupe pas ! Alain, un des gabiers
passe dans le grand roof (en fait exprès pour voir si tout est
en place pour donner le coup d'envoi)... Le Commandant en profite donc
pour lui demander de fermer la claire-voie !!! Alain ressort faisant signe
de faire le nécessaire.. 09 h 55 : Gwen
apparaît d'un coup d'un seul, un peu avec fracas il faut bien l'avouer...
suspendu en rappel au bout de sa drisse... une fois stabilisé et
un peu surpris par la retenue de la drisse peu souple, il nous lance un
guttural "Intervention de sauvetage de la
SNSM ! " 11 h 00 - Repas
au premier service. Nous nous installons Pauline, Alain, Marko et moi
sur la petite table de la batterie de l'autre côté du grand
mât qui traverse la pièce. 12 h 00 - Vent
nul. Mer calme. Pression atmosphérique de 1021. L'équipage me réclame pour sonner l'annonce du second service. Lionnel me propose de prendre mon appareil photo pour faire quelques clichés pendant que j'actionne la corde de la cloche. Il y a beaucoup de gabiers dans les parages Hmmmm je pressens une action de leur part, mais sans trop y faire attention, je mets le casque sur mes oreilles et... ........................... ...Splaaaaaaaaaaaaaaaaschhhhhhhhhhhhhhhh
! ! ! 13 h 15 - Toute la toile est carguée et halée. 13 h 30 - Je
décide de prendre un peu la barre pour la première fois
sur le stage. Il serait temps ! Dans une heure le Belem sera à
quai dans le port !
En fait, j'ai surtout envie de me faire un
peu plaisir avant la mise en pilote automatique du navire. L'émotion est
grande, j'ai du mal à la surmonter en découvrant les côtes
des Iles de Lérins se dessiner à tribord. Du coup, je mets
un certain temps à stabiliser le cap à 25° et effacer
dans le sillage quelques jolis lacets. Ce qui amuse Paul à mes
côtés. ................................................ 14 h 00 - Il
est temps de passer sous pilotage automatique. Je tiens les battants de
la tortue pour que Gaby puisse bloquer la barre. Nous la stabilisons ensuite
avec un bout de chaque côté. .................................................................. Du pont bâbord,
nous voyons une superbe goélette aurique arriver dans le port de
Cannes et effectuer ses manoeuvres d'amarrage sous nos yeux. Nous cherchons
le nom de cet très beau voilier de tradition : il s'agit du Doriana. .................................................................. |
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Jeudi
6 octobre 2005
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................................................. Un
petit cours historique en passant : ......... ...
Qu'allons nous faire cette après-midi
??? Pauline, ça te tente une visite de l'Île de Saint Honorat
? ... Nous partons en quête des horaires d'embarquement...
L'embarquadère se situe sur le même quai que le Belem à
quelques dizaines de mètres. Le
long des quais qui nous ramènent au centre ville, d'autres superbes
voiliers sont amarrés entre quelques gros yachts motorisés. .................................. Nous passons le long
du trois mâts, sa silhouette à contre jour lui confère
des allures de vaisseau pirate d'un autre temps.
................................................ Nous débarquons
sur Saint Honorat, véritable havre de paix où seule la Nature
semble nous accueillir... la saison touristique est passée, quel
calme... l'île est à nous. De peur de n'avoir le temps d'en
faire le tour par la côte, nous coupons par un chemin de traverse
qui nous mène directement côté sud. Nous nous extasions
devant une allée d'oliviers bordant des vignes. Notre sentier nous
conduit directement à l'abbaye qui apparaît, magnifique,
entre des massifs de palmiers bordés de bougainvillées fleuris. Sur Saint Honorat,
l'on s'éparpille vers le vert, le calme, la solitude... Je retrouve
là, l'île comme je l'ai laissée il y a 8 ans... tous
mes souvenirs sont là présents, réels, palpables...
ce fort carré où j'ai failli passé une nuit prisonnière,
ayant oublié l'heure de fermeture, et malheureusement libérée
par le gardien. Oui je crois, que j'aurai vraiment voulu y passer une
nuit à la belle étoile ! |
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Vendredi
7 octobre 2005
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13 h 13 - Un
battement de 5 minutes à peine pour prendre les billets... ouf
nous sommes à temps dans le train omnibus qui fait toute la côte
jusqu'à Nice...Encore des souvenirs qui se rappellent à
moi subitement. Je prenais ce train tous les jours il y a douze ans, pour
aller suivre les cours de ma dernière année de BTS sur Nice...
je connais encore tous les arrêts par coeur : Cannes / Golfe Juan
/ Juans les Pins / Antibes / Biot.... Biot c'est notre arrêt pour
aller au Marineland. ...........................................................................
. Et voilà encore
une journée bien remplie, avec des images et des souvenirs plein
la tête. Demain c'est le départ pour tout le monde... On
met nos réveils pour ne pas être en retard sur le quai et
voir le trois mâts partir, nos sacs sont bouclés... extinctions
des feux. |
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Samedi
8 octobre 2005
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08 h 00 :
Nous décalons de l'hôtel, les sacs prêts pour les attraper au vol
au retour et sauter dans le train pour ma part ! 10 h 06 pour le retour
sur Paris ! Ce matin le planning va se calquer sur les aiguilles de ma
montre ! ................................................................... 08 h 20 : Nous arrivons aux abords du port… des grands mâts nous intriguent… 1, 2 , 3… non 4 mâts supplémentaires… Il s'agit d'un grand quatre mâts goélette : le Star Clipper, au mouillage de l'autre côté de la jetée. Derrière lui, se trouve une boîte de conserve flottante : l' Océan Village. Y a pas à dire : c'est d'un moche ce truc ! Nous descendons sur le quai devant le Belem. Un attroupement de gens discutent ça et là par petits groupes et sur tous les visages, on peut voir des regards admiratifs et un contentement non dissimulé à l'idée d'embarquer. Tout le groupe fait partie d'un comité d'entreprise d'Auvergne, ils vont être à bord pendant 2 jours et débarquer à Toulon. L'équipage s'affaire
sur le pont… et entre deux occupations chacun descend nous saluer et discuter
quelques instants… nous avons même droit à la poignée
de main du Commandant. ................................................... |
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| .....................................................................Toutes
les photographies
du stage ............... Le Belem .. |
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