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STAGE
12 - CHERBOURG / LE HAVRE
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NB
: VOUS RETROUVEREZ L'INTEGRALITE DES QUELQUES PHOTOGRAPHIES PRESENTES
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Mercredi
13 juillet 2005
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13 h 55 - Je
retrouve Pauline à la gare Saint Lazare de Paris. C'est le jour
du grand départ pour l'escale de quatre jours de la Tall Ships'Race
à Cherbourg ! Un moment que nous attendons impatiemment depuis
de longs longs mois
d'autant que nous allons y retrouver le Belem
et pour moi, profiter de cette occasion pour embarquer à la fin
des festivités maritimes. Nous arrivons en gare
de Cherbourg à 18 h 00, après trois heures de train
et deux pipelettes dans la voiture qui n'ont eu cesse de parler d'un trois
mâts barque dont on taira le nom ;o) tellement c'est facile de deviner
l'identité du dit navire. Nous passons au PC course pour récupérer ses effets (tenue + UHF) avant de nous faire royalement transporter à notre hôtel dans une voiture officielle de la TSR - Mégane grise métallisée / petits fanions TSR et logo sérigraphié... et tout et tout Waouhhh ça le fait ! Un grand merci à l'organisation d'être aux petits soins pour nous ! Belle entrée en la matière. Nous ne nous éternisons pas à l'hôtel dépôt de nos sacs et direction le port ! Pas une minute à perdre nous sommes là pour voir les grands voiliers avant tout ! Que la Tall Ships commence ! Première escale
sur le Quai de l'Entrepôt où se trouve amarré le Marité.
Premières photos de circonstance du Terre Neuvier français,
puis direction Quai Lawton Collins où seule la présence
des Pen-duick et du Eye Of The Wind est pour le moment à signaler.
Le ponton accédant à la Brigantine anglaise de 1911 est
déjà assailli par la foule et visiblement l'équipage
chaleureux ne manque pas d'humour : deux panonceaux de fortune arborent
les inscriptions suivantes en français et en Anglais : Nous nous dirigeons
ensuite vers la Darse Transatlantique où les plus grands voiliers
sont prévus à quai. Le gros de la flotte doit arriver demain
dans la journée... Peu de navires sont actuellement amarrés
et la brume de mer épaisse qui commence à napper les quais,
ne facilite en rien leur reconnaissance. A l'écoute des clameurs
musicales provenant de nulle part à travers la purée de
pois qui s'est installée, nous supposons que d'autres navires sont
déjà arrivés. Les Capitan
Miranda - Christian Radich - Roald Amundsen - Tenacious - Shabab Oman
- Pogoria et Mercedes font déjà acte de présence
Heureusement que
le plus beau des vieux gréements est prévu à quai
à ses côtés ;o)
L'emplacement est réservé
au Belem bien évidemment ! Le plus ancien et le plus récent
à couple. Fait
exprès ? En
tout cas bien pensé. Le magnifique Shabab
Oman noyé dans la brume, fait figure de bateau fantôme sur
les quais. Le marnage est bas et le bateau semble à moitié
englouti. La
figure de proue, très élégante, veille à la
quiétude du navire. Retour à l'hôtel,
où je ne trouve pas le sommeil avant trois heures du matin... Les
premières images du jour se bousculent dans ma tête... l'attente
fébrile du Belem, l'embarquement le 16... ces 4 jours de festivités
à venir... |
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Jeudi
14 juillet 2005
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08 h 00 - J'accompagne
Pauline au PC course. 11
h 45 - Pauline doit passer récupérer des documents
à la Cité de la Mer... j'en profite pour aller jeter un
oeil du côté de l'accès au Port de Plaisance de Chantereyne.
La Recouvrance et le Lys Noir, entre autres, y sont amarrés. 14
h 55 - Le Belem s'annonce ! La bisquine de Granville met le cap au
large et établit ses rikikis... La Mouette Blanche aurait-elle
dans l'idée d'aller tutoyer son trois mâts préféré
? ;o) Le Mercedes sort de la Darse Transatlantique comme prévu
pour laisser le champ libre au trois mâts français.. ............................................................. 23
h 30 - Il se fait tard, et nous sommes fourbues de notre journée
à piétiner sur les quais. |
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Vendredi
15 juillet 2005
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07
h 45 - Pauline part au pas de course pour regagner le briefing matinal
des Officiers de Liaison. 09 h 00 - Nous
gagnons donc le quai de France tranquillement, en flânant sur le
quai Lawton Collins. 12 h 15 - Je
prends quelques photos d'ensemble de la Darse Transatlantique. Une légère
brume de chaleur persiste toujours.. 14 h 45 - Nous
visitons le Jeanie Johnston. Tout comme le Belem la coque du navire est
noire avec de faux sabords peints lui donnant beaucoup d'élégance
et de raffinement. Retour
devant le Belem... en attendant le défilé des équipages
prévu pour 15 h 30. Après
notre savoureux repas de crêpes, de nombreux fous rires et quelques
bolées de cidre, nous raccompagnons les stagiaires du 11B à
leur "hôtel flottant". Nous organisons notre planning du lendemain en fonction du débarquement des stagiaires du 11B et prenons congé. Retour à l'hôtel après une journée bien remplie, de nombreux kilomètres dans les pattes et de nouveaux coups de soleil... La Tall Ships ! je peux vous en parler ce n'est pas de tout repos ;o) |
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Samedi
16 juillet 2005
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| J'arrive
devant le Belem à 09 h 15 comme prévu pour voir les
stagiaires débarquer et retrouver Ségolène, Anne, Maurice,
Pierre et quelques autres stagiaires. Le Commandant Michel Pery descend à quai saluer les stagiaires du 11B qui débarquent et les quelques nouveaux venus déjà présents. Je vais devoir engager Maurice comme agent promoteur pour le forum car tout le monde à bord en a entendu parler à maintes et maintes reprises et c'est même remonté aux oreilles du Commandant. Sacré Maurice ! Il paraît même que je lui ai "sauvé la vie" en insistant sur le contenu du paquetage à embarquer - notre Maurice avait initialement prévu que des shorts et des chemisettes ! ;o) Pourtant comme chacun le sait, la météo de la mer d'Iroise et des terres Irlandaises n'a rien de comparable au micro climat la charmante cité de Martigues dans le sud de la France. 10 h 15 - Nous
partons visiter les grands voiliers sur le quai opposé de la Darse
Transatlantique avec Marie, Aurélie (stagiaire mutli récidiviste
comptant 23 stages à son actif !), Maurice et Christophe. ......................................... Nous visitons ensuite
le Capitan Miranda en suivant un parcours fléché "
pour touristes " ! Nous trouvons un peu dommage la sono avec une
musique digne du top 50 dont le volume est exaspéremment élevé
! Pour un navire battant pavillon uruguayen - je crois que nous aurions
plutôt préféré des mélopées de
flûtes de pan d'Amérique du Sud ! Enfin bon... à l'avant
un musicien essaie tant bien que mal ses percussions dans cette cacophonie. 11 h 50 - Nous
devons nous rendre à la gare pour accueillir les nouveaux stagiaires
comme nous en avions convenu sur le forum : Patricia, Catherine, Frédéric
(stagiaire des stages 8 et 9 en 2004 comme moi) et Bernard. 17 h 00 - Je
suis enfin "officiellement" à bord avec deux heures de
retard sur le meilleur horaire. Visiblement c'est moi là dernière
à embarquer... cela ne me ressemble guère d'habitude ;o)
18 h 00 -
Nous décidons avec Christophe d'aller visiter le navire de l’US
Coast Guard Academy : l'Eagle. 00 h 00 - Tout
le monde regagne ses pénates. Première nuit dans ma bannette
n°68. |
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Dimanche
17 juillet 2005
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07 h 00 - Petit déjeuner rapide dans la batterie permettant de lier connaissance avec celles et ceux avec qui nous n'avons pas eu encore l'occasion de discuter lors du dîner au Yacht Club la veille au soir. 08 h 00 - Les nouveaux stagiaires prennent possession du spardeck et se familiarisent avec le Belem. José s'active sur le fourbissage des cuivres, je lui prête main forte et quelques stagiaires volontaires emboîtent le pas sur le pont. Autant s'occuper avant le départ et donner un coup de main à l'équipage. 08 h 45 - Le pilote monte à bord. 08 h 50 - Le Mercedes, à couple avec nous, appareille pour nous permettre de quitter le quai Le brick à 2 mâts effectue une manuvre poussive et en deux temps trois mouvements nous sommes littéralement enfumés comme des harengs ! Un bol d'air terrible dès le petit matin à vous filer la nausée, et au point même de déclencher une alerte incendie à bord de notre machinerie ! Faut le faire ! 09 h 05 - L'avitaillement en eau arrive enfin grâce aux efforts soutenus de Pauline qui se débat depuis un bon moment avec sa UHF pour booster l'organisation en charge des navires. A la même heure, le Commandant Michel Pery nous rassemble tous dans le grand roof pour la présentation de l'équipage, j'en connais déjà une bonne partie grâce à mes 5 stages précédents Voici la composition de l'équipage pour ce stage n°12, nous conduisant de Cherbourg au Havre : Le Commandant : Michel
Pery " On ne prend que des Lionnels pour simplifier en cuisine mais attention ils ont des moyens de rétorsion extraordinaires " commente le Commandant en plaisantant. Il enchaîne
ensuite sur le problème de communication qui a plané sur
le Belem durant la Tall Ships'Race. Le programme de la journée est exposé : nous allons appareiller à 09 h 30 et nous positionner à environ 1 mile pour mouiller dans la passe de l'Ouest, ainsi nous serons aux premières loges pour voir défiler les navires puisque nous n'assistons pas à la parade proprement dite. Bernard, Le Second
Capitaine, prend ensuite le relai pour nous présenter les consignes
de logistique à bord et notamment celles établies pour des
repas.Tous les stagiaires sont au minimum de service une fois, voire 2
sur l'ensemble du stage. On nous rappelle qu'il n'y a pas de médecin à bord et le Commandant d'ajouter en faisant rire toute l'assemblée " J'ai fait Médecine en huit jours " ... on va tâcher de pas se casser quelque chose alors :o) Le premier briefing
convivial d'accueil terminé, nous nous apprêtons donc à
appareiller. Tous les stagiaires se regroupent sur le spardeck pour ne
pas gêner les manuvres de l'équipage qui s'affaire
sur la dunette et le gaillard
avant. ................................................................. Pauline, André-Gilles,
Maurice, Ségolène, Aurélie accompagné de son
fidèle Taïaut ! à quatre pattes sont à quai
pour les au revoir. A leur mine un peu triste, on sent bien qu'ils échangeraient
tout l'or du monde pour être à notre place. 09 h 50 - Avec Gigi, nous aidons Manu à enrouler l'aussière bâbord. 10 h 10 - Le
pilote quitte le navire pour rejoindre la pilotine à tribord. 10 h 30 - Bernard nous rassemble au pied du grand mât sur le spardeck pour l'exercice d'abandon du navire. Si un bateau venait à passer à notre hauteur, pour sur, il risquerait de nous prendre pour un club de hooligans Hollandais dans nos seyantes brassières orange fluo. .................................................... Donc dès 13 h 00, une petite digestion photographique sur le gaillard avant s'impose. Le Marité fait des ronds dans l'eau, plan de voile établi. Le Cisne Branco et la Granvillaise ne sont pas en reste non plus. Les stagiaires farnientent au soleil en attendant le début de la parade prévu à 15 h 30. C'est sur, nous sommes beaucoup mieux en mer comparé aux bateaux qui attendent amarrés sur les quais brûlants et inondés de soleil. ......................................... 13 h 20 - Un
des matelots, Charles, semble trouver néanmoins que le faible vent
ne rafraîchit pas assez et complote un stratagème pour hmmm
comment dire
" humidifier " l'ambiance. C'est ainsi que
le Marité, tout confiant, fait l'erreur de se porter à notre
hauteur d'un peu trop près. L'équipage normand sur le pont
se fait doucher par la lance à incendie habilement maniée
par Charles. Le Terre Neuva est notre première victime ! 14 h 15 - Nous
n'attendons pas bien longtemps pour faire mouche une seconde fois
notre cible à présent le cotre malouin : le Renard. Pas
méfiant pour deux sous, l 'équipage sur le pont bâbord
se reçoit une copieuse rasade d'eau. 15 h 30 - Le
début de la parade approche, nous avons sortis les appareils photos,
carrément les objectifs zoom pour jouer les paparazzi. Paris-Match
n'a qu'à bien se tenir ! Equipage comme stagiaires nous sommes
tous armés, près à dérouler des kilomètres
de rouleaux de pellicules et à remplir des cartes numériques
à tout va ! La grande offensive va commencer ! Le Kaliakra se présente
le premier sous nos objectifs, suivi du trois mâts roumain Mircéa.Tous
les cadets sont juchés sur les vergues, tels des flopées
d'oiseaux à la Hitchcock, suspendus sur des fils électriques...
quel beau spectacle nous offrent les Roumains ! Le Pogoria glisse sur
l'eau devant nous... suivi de Marie-Galante. La silhouette profilée de l'Eendracht se distingue ensuite. Ce trois mâts à une allure moderne des plus remarquables. Je reconnais ensuite l'Eye Of The Wind... un peu un de mes chouchous de cette Tall Ships... ce bateau je l'ai photographié un peu sous toutes les conditions possibles : brume, coucher de soleil, de nuit... Je crois pouvoir dire que j'ai fait parmi mes plus beaux clichés avec lui. .. mais chut, il ne faudrait pas faire des jaloux ! ..........................................
Puis c'est au tour
du superbe Sagres II de nous approcher de près... le superlatif
n'est pas de trop tant ce grand trois mâts barque est rigoureusement
entretenu. Huniers fixes et volants, brigantine et voiles d'étai
établis, il impose le respect dans soleil de fin d'après
midi. Mais il n'est pas toujours aisé de prendre les photos que
nous souhaitons... une nuée d'embarcations gravite autour de la
coque de ces vaisseaux flottants. Beaucoup de plaisanciers sur leur "tuperware"
jouent les rémoras collés littéralement le long des
grands voiliers ... parfois j'avoue à notre plus grande exaspération...
On ne compte plus les belles prises ratées à cause d'un
malencontreux mât pile en plein objectif, où d'un zodiac
gâchant l'harmonie d'un cadrage ! ... c'est agaçant mais
il faut bien se faire une raison la mer est à tout le monde ! Le
trois mâts barque Europa emboîte le sillage du Sagrès. 17 h 56 - Le
Royalist nous surprend par tribord et nous salue allègrement à
la corne de brume. Nous décidons de lui rendre sa politesse amicale
. J'aide le Commandant à hisser trois fois le pavillon français
en guise de protocole. Une fois la parade
terminée et les derniers navires à bonne distance. Nous
établissons la voilure pour prendre le large avec l'aide des moteurs
qu'il faut bien les solliciter étant donné qu ' Eole semble
plutôt bouder dans son coin. Le Commandant a dans l'idée
de prendre le sillage de l'Europa et de remonter à la hauteur de
l' Alexander Von Humboldt
ce que nous parvenons sans peine à
faire , tous frais que nous sommes après une belle après-midi
à nous prélasser comme des rois. 20 h 00 - La
cloche du second service retentit. ............................................................... 22 h 00 - Je descends prendre une douche avant de gagner ma bannette. Du temps de gagné pour demain matin. Cette nuit je suis de quart de 00 h / 04 h, il faut donc que je me repose un peu avant le réveil à 23 h 45. 23 h 45 - Comme
prévu, Pépé vient réveiller les stagiaires
en vue de leur quart " Debout, il est l'heure
". |
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Lundi
18 juillet 2005
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h 00 - 01 h 00 Première heure sur la dunette avec Sébastien.
Hélène est Officier de quart à la timonerie.
01 h 00 - 02 h 00 Deuxième heure à la veille sur le gaillard avant avec Sébastien toujours. Les deux premières heures passent assez rapidement, lancées sur des sujets de discussion aussi divers et variés, comme les différents animaux embarqués au fil des siècles sur les navires et les conséquences à bord (bien entendu le mot interdit n'est en aucun cas prononcé, cela va de soi), nous parlons même de Taïaut !, le petit chien d'Aurélie que certains membres de l'équipage traitaient de choucane ! Pauvre p'tite bête ! ;o). Ensuite, nous tournons une page astronomie avec le positionnement des étoiles, puis on passe en revue le répertoire des phares en mer et côtiers. On ne s'ennuie jamais à bord du Belem de jour comme de nuit. Des éclairs de chaleur illuminent de temps à autre le ciel à l'horizon. 02 h 00 - 03 h
00 Troisième heure dans le petit roof pendant l'heure à
dispo sur le pont. Hélène
interrompt le film au bout d'une quarantaine de minutes pour nous annoncer
une manuvre. Nous carguons
la grand voile avec Cyril à 02 h 40, puis nous retournons
voir la fin du DVD. Ah au fait je précise en passant que les fauteuils
du petit roof sont très confortables. Au moment de la relève
du quart, nous progressons à 2,4 nuds - Cap à 360'. Je regagne ma bannette et je griffonne quelques notes jusqu'à 04 h 25 avant d'éteindre ma veilleuse et de m'endormir. 06 h 45 - Concerto
retentissant des petites cuillères sur la table de la batterie
le petit déjeuner se prépare énergiquement
par les stagiaires de service. 07 h 00 - Petit
déjeuner en la compagnie de Gigi à ma droite. C'est la valse
et le troc des pôts de confiture à table. 07 h 20 - Quelques photos sur le spardeck pour finir de me réveiller avec un lever de soleil fort sympathique à tribord. 07 h 30 - Manu est à la barre. Cap à 350'. 08 h 00 - 09 h 00 Heure d'entretien du navire. Le 3ème tiers est affecté au nettoyage du grand roof ce matin. Je passe un coup de raclette avec du produit sur les vitres extérieures J'aide ensuite André, notre stagiaire au charmant accent suisse à fourbir le charnier et nous terminons tous les deux par un coup de serpillière au sol et sur les marches du double escalier à rotation. 09 h 30 - Le
Commandant nous convie au briefing matinal dans le grand roof
à
48 stagiaires les places sont prisées sur les bancs, les retardataires
se retrouvent à même le sol
hors ce matin nous avons
bien lessivé avec André et le sol n'est pas tout à
fait sec
Heureusement nous passons l'info à temps
Michel Pery commence par nous donner quelques conseils pour le bon déroulement du stage : - Il faut avant tout
que nous bénéficions au maximum de manuvres pédagogiques
pour nous familiariser rapidement avec le navire. Nous passons ensuite
en revue les différentes façons de gréer un trois
mâts : Point sur notre positionnement : nous sommes environ au milieu de la Manche et nous faisons cap sur Brigthon distant approximativement de 90 miles. Le briefing se poursuit ensuite par des questions ouvertes ce qui permet d'avoir un cours tout à la fois pédagogique, animé, ponctué d'anecdotes et d'humour et donc forcément suivi avec assiduité par les stagiaires. Petite définition délivrée par le Commandant avec l'accent corse pour définir les NGV (navires à grande vitesse) pour les gens du continent mais qui pour les Corses se définit par " Navires gênés par les vagues ", nous partons tous d'un même éclat de rire général. Nous apprenons aussi que les mâtures blanches sont en fait un trait caractéristique des navires français et que la couleur habituelle est plutôt " chamois ". Nous entamons ensuite
un sujet fort intéressant sur les effluents et les rejets en mer. 11 h 00 - Repas
au premier service. Au menu nous avons : des tomates- mozzarella / une escalope de veau sauce champignons et des tagliatelles / plateau de fromages et un feuilleté aux abricots et à la crème. 12 h 00 - Nous
progressons à 3,2 nuds - Vent de force 3 - Mer belle - Barométrie
1010 - Cap à 40' Je suis de quart de
12 h 00 à 15 h 00. 13 h 30 - Manuvres.
Nous brassons sur les mâts. 13 h 50 - Un
hélicoptère de l'armée anglaise vient nous survoler
en rase motte. Visiblement il se fait plaisir... avec une rotation à
360° au-dessus de nos têtes. 14 h 00 - Veille
à l'avant avec Damien. Je vais m'installer tout à l'aplomb
du beaupré, place de choix pour la veille. Je reste un bon moment
solitaire, en osmose avec le Belem, à contempler l'horizon - instant
magique. Le beaupré tutoie les falaises blanches de la côte
anglaise. La mer est d'un beau bleu soutenu, et les voiles gonflées
nous portent sur l'eau prodiguant un petit vent frais revigorant. 14 h 45 - Apparemment nous semblons laisser l'Ile de Wight sur tribord. Nous effectuons un
virement de bord. Lors de la manuvre Sébastien me demande de laisser filer les focs et de surtout ne pas rester sur le gaillard avant. J'attends son signal seule à l'avant sur le gaillard. Effectivement, une fois les écoutes tribord lâchées, les focs commencent à fasseyer violemment et bruyamment, les écoutes sortent même du ratelier et le ballet des (poulies) veuves devient très vite dangereux. Malheureusement, le
faux foc bien sollicité et d'ailleurs déjà reprisé
par les navigations précédentes, se déchire. 16 h 30 - Reprise
dans le grand roof du cours interrompu ce matin sur les effluents. La gîte et le fait d'être confinée dans le grand roof, ajoutés à cela la fatigue accumulée depuis le 13 juillet à arpenter les quais de la Tall Ships en long et en large (j'ai dormi en moyenne pas plus de 3 à 4 heures par nuit) et le quart de 00 h 00 / 04 h 00 dans les pattes je me sens d'un seul coup vidée de toute énergie. Un véritable coup de pompe pourtant prévisible à la limite des premiers effets d'un mal de mer. Une seule solution se présente à mon esprit gagner ma bannette au plus vite et essayer de récupérer un peu avant le service de table de 19 h 00. 19 h 00 - J'entends
mes compagnons de tiers se mettre à table
mais je me sens
trop épuisée pour me sortir de ma bannette, et puis de toute
façon je n'ai pas faim...alors...à quoi bon... Oops je me réveille tout pile à 20 h 00. Je me dépêche de sortir avant de croiser les affamés du second service. Je commence doucement par une heure à dispo sur l'aussière bâbord à côté de Jean-Max et de Michel avec qui j'échange une conversation tout en somnolant à moitié... Je suis complètement au radar. En plus la houle est
forte et fait largement gîter le navire. Je ne suis pas vraiment
au mieux de ma forme
je dirais même en dessous des 15 % de
mes capacités physiques. Le petit fils de Jean-Max passe devant
nous tout blême, livide
il vient de donner à manger
aux poissons
c'est super réconfortant. 21 h 00 - Je retrouve ma bannette salvatrice. Je m'endors comme un loir. Quelques réveils nocturnes lors de manuvres sur les vergues de brasseyages m'extirpent cependant de mon sommeil... mais je n'ai aucune peine à replonger dans les bras de Morphée ou de Neptune puisque nous sommes en mer :o) |
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Mardi
19 juillet 2005
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| Je
me réveille à 07 h 00. J'ai pratiquement fait le tour
du cadran si je décompte l'heure à dispo sur le pont de 20
h à 21 h. Bien reposée, je me sens en pleine forme ce matin.
Sommeil réparateur et bienfaiteur. Petit déjeuner un demi bol de lait accompagné d'un demi petit pain avec de la confiture de fraises, histoire de me remplir un peu l'estomac, vide depuis la veille midi. 07 h 55 - Je
monte prendre l'air sur le pont. Le temps est variable ce matin, voire
maussade et très nuageux. La mer s'est un peu calmée, la
houle forme des creux de 2 à 3 mètres tout au plus. 08 h 00 - 09 h
00 - Nous faisons l'entretien du pont avec le Bosco, tous armés
de balai brosse et de seaux remplis de produit savonneux. On fait mousser
énergiquement le pont inférieur puis celui de la dunette
dans la bonne humeur, puis Pépé passe dernière nous
pour rincer avec un tuyau d'arrosage pompant l'eau de mer. Le pont est
maintenant tout beau comme s'il venait de pleuvoir ... Une délicieuse odeur chatouille mes narines Un coup d'il à la cuisine, Lionnel est entrain de préparer des éclairs au chocolat pour ce midi hmmmmm ! Un vrai suplice que d'attendre le service de midi ! Mieux vaut ne pas rester dans les parages ;o) c'est beaucoup trop tentant ! J'apprends que cette
nuit visiblement, beaucoup d'organismes ont donné à manger
aux poissons. 09 h 40 - Briefing
matinal du Commandant dans le grand roof. Notre position du
jour : nous rentrons dans les eaux anglaises, les courants vont s'inverser
car les vents vont mollir et nous allons revenir au cap à 340'
10 h 50 -
Pépé en compagnie d'Hélène et d'Antoine, s'est
installé sur le pont tribord à la hauteur des cuisines.
Il répare le faux foc déchiré lors de la manoeuvre
de la veille. 12 h 00 - Nous
ne nous faisons pas prier pour descendre dans la batterie dès les
premiers décibels énergiques de la cloche. 13 h 20 - Une
ronde des cabillots est organisée spontanément. Sébastien
et Damien se partagent l'ensemble des stagiaires, Séb sur le spardeck
au pied du grand mât et Damien au pied du mât de misaine.
Les points de tournage sont passés en revue. Pour les révisions
au fait, c'est page 26 & 27 du Manuel du Gabier Manoeuvrier qui nous
est remis au cours du stage... ça peut servir si vous ré-embarquer
;o) .............................................. 15
h 50 - Le vent fraîchit, nous passons à 8 noeuds de vitesse.
Le soleil commence à jouer à cache cache avec les nuages
qui se font plus nombreux. 16
h 00 - Je relaie Stephano à la barre, ...barre qui devient
de plus en plus physique. Christophe ne tarde pas à me venir à
la rescousse. Hélène vient même nous prêter
main forte en nous guidant à la manoeuvre et en nous conseillant
méticuleusement pour maintenir le cap. ......................................................... Un plaisancier Belge semble galèrer pour regagner le port... (nb : heu... je précise : je ne sous entends pas que parce qu'il était Belge, il n'arrivait pas à regagner le port... je ne voudrais pas qu'il y ait de confusion possible oops ! ;o) ............................................ 20
h 00 - Nous apportons les plats successifs à "nos convives"
: avocat en entrée / magret de canard accompagné d'une sauce
parfumée à la framboise, le tout sur un lit d'aubergines
et de poivrons / plateau de fromages / fruits divers en dessert.
Le Commandant nous propose ensuite de visionner la Traversée du
Siècle... A tiens encore !!! Je l'aurai pas déjà
vu il y a même pas 2 jours :o) ... bah je suis le mouvement... |
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Mercredi
20 juillet 2005
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| 00
h / 04 h - Pas de quart en raison du mouillage. La mer a été
agitée / vent de force 5. 04 h / 08 h - Vent de force 4 / Hydrométrie : 1020 / bonne tenue au mouillage / bonne visibilité. 07 h 00 - Douche / Petit déjeuner. 07 h 25 - Je monte sur le pont. La mer est encore agitée. Nous subissons un vent de force 4, et le ciel est très nuageux. Avec Lionnel, nous discutons sur l'architecture de Brighton qui s'étale sous nos yeux. 08 h 00 - 09 h 00 Comme nous étions normalement de quart de 04 h / 08 h l'heure d'entretien ce matin est prévue dans la batterie et les sanitaires pour le 3ème tiers. Avec Christophe, nous passons le balai et la serpillière dans le coin repas de la batterie. 08 h 50 - Briefing
quotidien et matinal du Commandant. Michel Pery nous explique ensuite la manuvre d'appareillage. La note d'humour du
jour : il s'agit de l'anecdote de la
bouée postale MP254
MP ? Maritime Poste ? Mais ouiiiiii
bien sur !!! 09 h 25 - Les
huniers fixes sont envoyés. Nous commençons à virer. 10 h 00 - Toute
la toile est établie. Nous faisons comme prévu un départ
sous voiles. 10 h 25 - Pause fruits à bâbord - José me passe une poignée de prunes. Les manuvres creusent les estomacs et un petit encas vitaminé nous fait le plus grand bien ! 11 h 00 - Nous maintenons un cap à 225' 11 h 30 - 12 h
00 - Je prends la barre. Le cap à suivre passe de 210' à
220'. 12 h 00 - Repas
second service. 12 h 55 - Nous faisons du 4,2 nuds. 13 h 00 - Une légère ondée mouille le pont pendant que nous carguons les cacatois. Un stagiaire se penche
par dessus la coque à bâbord et se fait cueillir par une
boutade de Lionnel " Oooooh ? ! T'as perdu
quelqu'un ? !" Le soleil perce à
nouveau le couvert nuageux et la visibilité est bonne. ............................................................ 14 h 40 - Nous
nous rassemblons dans le grand roof pour le cours du Commandant. Le navire Daniga Green
vient à notre rencontre sans se dérouter si bien que nous
sommes obligés de mettre les moteurs pour prendre un peu de large
il nous croise de près bâbord arrière. Manque de vigilance
de leur équipage ? pas de message radio
rien. Sébastien
a pris la barre. 16 h 15 - Hélène
et Aude ouvrent la boutique dans le grand roof. Nous organisons une petite collecte pour remettre à l'équipage, comme le veut la coutume. Initialement nous voulions la remettre le dernier jour du stage mais nous décidons d'un commun accord que le punch de fin d'après midi sera le moment le plus adéquat. Difficile de passer le message à chaque stagiaire (y a toujours un matelot dans les parages) mais chacun joue le jeu et prévient son voisin discrètement. Nous serons près pour 18 h 30 ! 17 h 35 - Lionel
me sollicite avec Gigi et Sylvianne pour l'aider à préparer
l'installation du punch dans le grand roof à 18 h 15. Ok pas de
problème ! Il faut aussi dresser le couvert dans la batterie pour
gagner du temps
les stagiaires de service ne répondent pas
présents. Nous supposons qu'il s'agit des stagiaires non amarinés
couchés dans leur bannette... car seul Didier répond à
l'appel. 18 h 15 - Pendant
que Sylvianne et moi remplissons les verres de punch et les alignons sur
le comptoir du grand roof. 18 h 30 - Le
punch peut commencer. ....................................... 20 h 00 - A
table ! ! ! la cloche du second service nous appelle ! Cette nuit, je suis de nouveau de quart à 00 h / 04 h mais j'ai envie de prendre un peu l'air avant de gagner ma bannette. 21 h 05 - Je passe sur la dunette : nous faisons cap à 225' Un virement de bord
s'annonce. Au lieu de descendre me reposer en vu de mon quart, je participe
aux manuvres du lof pour lof avec le 2ème tiers jusqu'à
21 h 45
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Jeudi
21 juillet 2005
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23 h 45 -
Pépé annonce le quart. Bien vu ! le réveil est
difficile comme je le pressentais, je dormais à poing fermé
dur maintenant de m'extirper de ma bannette, un peu au radar, j'avoue. 00 h 15 -
La grand voile, les cacatois et le 2ème étage de voiles
d'étai sont envoyés. Une demi-heure à dispo ensuite, assise sur l'aussière bâbord, à discuter avec Christophe. 01 h 00 -
Deuxième heure sur la dunette. 02 h 00 -
Nous entamons la troisième heure à la veille sur le gaillard
avant. A la fin du DVD,
nous sommes peu enclins à reprendre du service
la mire
: un espèce de logo se promène sur l'écran et change
de couleur dès qu'il touche l'un des bords
03 h 00 -
Allez, nous prenons notre courage à deux mains pour passer à
dispo dans le grand roof à côté
quel effort
! Petit roof - grand roof... allez même pas 5 mètres à
faire mais c'est toute une expédition ! Damien passe nous demander
si nous n'avons pas vu le stagiaire qu'il a perdu en route
après
vérification visiblement celui-ci à regagné sa
bannette... 04 h 00 - C'est la relève. Ma bannette ne m'a jamais si bien tendue les bras. Je tombe comme une masse ! 07 h 00 - Petit déjeuner. Houlà, le réveil est laborieux. Je n'ai même pas entendu le ballet musical des bols et des petites cuillères sur la table de la batterie.08 h 00 - Le temps est très ensoleillé et déjà chaud ce matin. Pas un nuage dans le ciel. Pour la première fois pas besoin de vareuse ou de polaire, un t-shirt suffit... remarquez nous ne sommes plus chez les Anglais ... c'est peu être ça ! ;o) Mer belle peu agitée
- vent de force 2. 09 h 00 -
Les moteurs sont parés. Le Commandant nous
confirme que nous sommes obligés de passer le sas de l'écluse
du Havre avant 11 h 00, pour cause de travaux. ce qui doit malheureusement
nous obliger d'écourter notre navigation de 3 bonnes heures. Nos rencontres
sont néanmoins surprenantes... nous croisons de très près
un porte-conteneurs qui nous semble démesuré... alors
que sur le Belem, ce mythique voilier qui a traversé bien des
océans et bien des épreuves douloureuses de l'histoire,
nous nous sentons en sécurité absolue, nous nous imaginons
soudain fragiles comme une frêle libellule au ras de l'eau à
côté de ce monstre ! 13
h 40 - Dernier briefing du Commandant
où plutôt debriefing cette fois. ...................................................................................... Récit
mis en ligne le 07/08/2005 |
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| .....................................................................Toutes
les photographies
du stage ................. A bord du Belem .. |
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